Endeavour Mining, premier producteur d’or exclusivement actif en Afrique de l’Ouest, renforce son rôle stratégique dans l’économie régionale. Pour l’exercice 2025, le groupe a injecté 2,8 milliards de dollars dans les trois pays où il opère : le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Cette performance représente une progression de 27 % par rapport à 2024, portée par un rallye haussier du métal jaune.
Les opérations d’Endeavour reposent sur les mines de Sabodala-Massawa (Sénégal), Mana et Houndé (Burkina Faso), ainsi qu’Ity et Lafigué (Côte d’Ivoire). Sur le total de 2,8 milliards USD, 919 millions ont été versés aux gouvernements sous forme d’impôts, redevances et dividendes. Les paiements aux fournisseurs locaux et les salaires, majoritairement destinés à des travailleurs africains, complètent cette contribution significative.
Le rallye de l’or comme moteur de croissance
La hausse du cours de l’or, qui a plus que doublé sur l’exercice, explique en grande partie ce bond des contributions économiques. Les États ouest-africains ont profité de cette dynamique pour ajuster leurs cadres fiscaux : la Côte d’Ivoire a porté son taux de redevances de 6 % à 8 %, tandis que le Burkina Faso a lancé des réformes similaires. Cette tendance n’est pas isolée. Gold Fields, opérant au Ghana, a vu ses redevances progresser de 26 %, tandis que Perseus Mining, actif au Ghana et en Côte d’Ivoire, a enregistré un impact économique croissant à la mi-2025. Les analystes, dont JP Morgan et UBS, anticipent un dépassement historique du cours de l’or à 6 000 USD l’once d’ici la fin de l’année, ce qui pourrait prolonger cette dynamique.
Endeavour Mining prévoit une production stable pour 2026, mais l’enjeu reste de canaliser efficacement ces recettes vers le développement économique des pays hôtes. Les revenus aurifères continuent de constituer une part substantielle des budgets nationaux, renforçant la nécessité d’une gestion stratégique pour soutenir la croissance et l’investissement local.








