L’ancien président ghanéen Nana Akufo-Addo est arrivé à Cotonou le 8 avril pour conduire la mission d’observation électorale de la CEDEAO. À quatre jours du scrutin présidentiel, il insiste sur l’importance d’accepter les résultats et de respecter les règles démocratiques.
Le rendez-vous électoral oppose Romuald Wadagni et Paul Hounkpè. Le scrutin se déroule dans le cadre de la Constitution révisée, qui a porté la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans. La Commission électorale nationale autonome (CENA) a finalisé la logistique : 17 462 bureaux de vote seront ouverts sur l’ensemble du territoire pour près de 7,9 millions d’électeurs inscrits. Le matériel électoral est centralisé et son acheminement vers les 77 communes est en cours.
La mission de la CEDEAO sur le terrain
Plus de 150 observateurs de la CEDEAO seront déployés dans les principaux centres de vote pour suivre le déroulement du scrutin et évaluer le respect des normes démocratiques. Nana Akufo-Addo, chef de la mission, a rappelé : « La crédibilité d’un processus électoral dépend autant de son organisation que de la volonté des acteurs à adhérer aux résultats. Le respect de la volonté du peuple béninois est essentiel pour la stabilité institutionnelle. » Pour la CEDEAO, les élections restent le principal mécanisme d’expression de la souveraineté populaire, et l’acceptation collective des règles et décisions issues du vote est un impératif pour la paix sociale.
La présidentielle béninoise se tiendra le dimanche 12 avril 2026. L’ensemble des acteurs politiques et électoraux est invité à garantir la transparence et la sécurité du processus, alors que la nation suit de près ce moment clé de la vie démocratique.








