Les tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran ont atteint un niveau critique ce 6 avril. Donald Trump a lancé un ultimatum à Téhéran concernant le détroit d’Ormuz, tandis que l’armée israélienne a mené des frappes aériennes ciblant le principal complexe pétrochimique iranien. Des pertes humaines et militaires ont été confirmées, accentuant le risque d’escalade dans la région.
Lors d’une conférence de presse lundi 6 avril, Donald Trump a menacé de détruire l’Iran mardi soir si le pays ne répondait pas à son ultimatum en rouvrant le détroit d’Ormuz, un point stratégique pour l’approvisionnement mondial en pétrole. Le président américain a déclaré : « Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit », indiquant que la fenêtre d’action pourrait s’étendre de mardi à mercredi. En réponse, l’armée iranienne a dénoncé une « rhétorique arrogante », affirmant qu’un tel type de déclaration n’avait « pas d’effet » sur ses opérations.
Dans la nuit de lundi à mardi, l’armée israélienne a annoncé une série de frappes aériennes en Iran. Selon le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, le plus grand complexe pétrochimique de South Pars, situé à Assalouyeh, a été visé. Ce site clé assure près de la moitié de la production pétrochimique iranienne.
Par ailleurs, l’armée israélienne a confirmé la neutralisation de hauts responsables militaires iraniens. Parmi eux, Majid Khademi, chef du renseignement des Gardiens de la Révolution, a été tué lors d’une frappe américano-israélienne. Israël a également annoncé la mort d’Asghar Bagheri, commandant de l’unité des opérations spéciales (840) de la Force Qods, lors d’une frappe à Téhéran. Aucune confirmation officielle n’a été communiquée par Téhéran à ce sujet. Lundi 6 avril, l’Iran a présenté un plan en 10 points via le Pakistan, après avoir rejeté la proposition américaine précédente. Téhéran a insisté sur « la nécessité d’une fin définitive au conflit », cherchant à ouvrir un canal diplomatique malgré les tensions militaires croissantes.
Lors de la même conférence, Donald Trump a apporté des précisions sur les opérations de sauvetage de deux aviateurs américains récemment secourus en Iran. La première mission a mobilisé 21 avions, tandis que la seconde a nécessité 155 appareils, tous déployés sur le terrain. Deux avions de transport militaire se sont enlisés dans le sable et ont dû être détruits pour des raisons de sécurité.








