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Info PremiereActualitésInternationalDrones militaires : Des composants chinois continuent d’alimenter la Russie

Drones militaires : Des composants chinois continuent d’alimenter la Russie

Malgré les sanctions économiques imposées par les États-Unis et l’Union européenne, des entreprises chinoises continuent d’exporter des composants essentiels à la fabrication de drones militaires vers la Russie et l’Iran. C’est ce que révèle une enquête du Wall Street Journal, publiée le 6 mai 2026, qui s’appuie sur des données douanières chinoises et plusieurs témoignages d’anciens responsables américains.

Ces révélations mettent en lumière la persistance de circuits d’approvisionnement sensibles, en dépit des efforts internationaux visant à limiter les capacités militaires de Moscou. Les produits concernés sont loin d’être anodins. Selon l’enquête, il s’agit notamment de moteurs, de microprocesseurs, de batteries lithium-ion, de gyroscopes et de câbles à fibre optique. Ces composants sont utilisés dans la fabrication des drones de type Shahed, déployés par la Russie dans ses opérations militaires en Ukraine, notamment contre des infrastructures civiles et énergétiques.  Entre 2023 et 2024, des entreprises chinoises auraient ainsi livré pour au moins 63 millions de dollars de matériel à des sociétés russes déjà placées sous sanctions internationales.

Des méthodes de contournement en évolution

Au début des restrictions, certains exportateurs auraient eu recours à des techniques de dissimulation, notamment la falsification d’étiquettes sur les cargaisons afin d’échapper aux contrôles douaniers occidentaux. Toutefois, selon les informations du Wall Street Journal, ces pratiques ne seraient plus systématiques aujourd’hui. Cette évolution ne signifie pas pour autant un arrêt des flux. Au contraire, plusieurs acteurs du renseignement économique estiment que les échanges se poursuivent de manière plus directe et plus assumée.

L’enquête s’appuie également sur les déclarations de Miad Maleki, ancien responsable de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), rattaché au département du Trésor américain. Selon lui, les autorités chinoises auraient laissé ces transactions se poursuivre malgré leur exposition répétée dans des rapports publics et des listes de sanctions. Cette position alimente les soupçons d’une forme de tolérance, voire d’inaction, face à des flux commerciaux ayant un impact direct sur les capacités militaires russes.

Ces révélations interviennent dans un contexte déjà tendu entre les puissances occidentales et Pékin, accusé à plusieurs reprises de jouer un rôle ambigu dans le conflit en Ukraine. Elles soulignent également les limites des sanctions économiques lorsqu’elles se heurtent à des chaînes d’approvisionnement mondialisées et difficiles à contrôler.

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