La Banque mondiale renforce son soutien à la Tunisie dans la gestion des risques climatiques. Dans un communiqué publié le 4 mars, l’institution financière internationale a annoncé un financement additionnel de 50 millions de dollars destiné à améliorer la résilience du pays face aux catastrophes naturelles, notamment les inondations.
Ce nouveau financement s’inscrit dans le cadre du Programme intégré de résilience aux catastrophes (ResCat). Il vise à renforcer les infrastructures de protection contre les crues et à améliorer les mécanismes de prévention dans plusieurs zones urbaines particulièrement exposées.
Trois régions stratégiques ciblées
Le programme étendu couvrira trois régions vulnérables : l’ouest de Tunis, Gabès et l’île de Djerba. Ces territoires connaissent une forte exposition aux risques d’inondation, accentuée par les effets du changement climatique. L’initiative s’appuiera sur l’expérience de la première phase du projet menée dans les villes de Bizerte, Monastir et Nabeul, où des infrastructures de protection et des systèmes de gestion des risques ont déjà été mis en place.
Selon Alexandre Arrobbio, responsable des opérations de la Banque mondiale en Tunisie, ce financement supplémentaire permettra d’améliorer la prévention et la gestion des catastrophes. « En renforçant la protection contre les inondations dans les régions les plus exposées et en consolidant les systèmes d’alerte précoce et de protection financière, ce programme contribuera à protéger les vies et les moyens de subsistance tout en soutenant un développement plus résilient et inclusif », a-t-il déclaré.
Des risques climatiques de plus en plus coûteux
La Tunisie reste particulièrement vulnérable aux phénomènes climatiques extrêmes. En janvier 2026, le pays a été frappé par des crues accompagnées de précipitations parmi les plus importantes enregistrées depuis plus de 70 ans.NCes intempéries ont provoqué d’importantes perturbations dans plusieurs régions. Selon la presse locale, plus de 128 sites ont été endommagés, principalement des routes rurales et des axes de circulation, illustrant la fragilité des infrastructures face aux événements climatiques extrêmes.
Pour les autorités et les partenaires internationaux, la gestion de ces risques représente désormais un enjeu économique majeur. Les catastrophes naturelles peuvent entraîner des pertes significatives pour les entreprises, perturber les chaînes logistiques et ralentir l’activité dans plusieurs secteurs.
Un programme à fort impact économique
D’après les estimations de la Banque mondiale, plus de 660 000 personnes devraient bénéficier directement du programme, en particulier dans les zones urbaines densément peuplées et les corridors économiques stratégiques.
Au-delà de la protection des populations, les investissements visent également à sécuriser l’activité économique. Les infrastructures de prévention doivent permettre de maintenir les entreprises en activité, de préserver les emplois existants et de générer de nouvelles opportunités de travail au niveau local, notamment dans l’exploitation et la maintenance des ouvrages de protection contre les inondations.
Avec ce nouveau financement, le budget total du programme ResCat atteint désormais 175 millions de dollars depuis son lancement en 2021. Une enveloppe qui reflète l’importance croissante accordée à la résilience climatique dans les stratégies de développement économique de la Tunisie.








