Le Mali a officiellement retiré sa reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Dans le même temps, les autorités maliennes ont exprimé leur soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc, considéré comme la base la plus crédible pour résoudre le différend autour du Sahara.
Cette décision marque un tournant important dans la politique étrangère du Mali. Bamako s’aligne également sur la Résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui encadre les efforts internationaux pour parvenir à une solution politique durable. Le Mali devient ainsi le quatrième pays du Sahel à modifier sa position sur ce dossier au cours de l’année, illustrant une recomposition progressive des équilibres diplomatiques dans la région.
Ce changement s’inscrit dans un environnement régional instable, notamment au Sahel, où les tensions sécuritaires restent fortes. Plusieurs analyses estiment que les rivalités d’influence et les défis liés aux groupes armés ont pesé dans la reconfiguration des alliances diplomatiques. Dans ce cadre, le Maroc a renforcé sa coopération avec Bamako à travers des mesures concrètes, notamment la facilitation des déplacements pour les ressortissants maliens et l’octroi de 300 bourses d’études.
Ce rapprochement est perçu comme une victoire stratégique pour la diplomatie marocaine, qui poursuit l’élargissement de son soutien international sur la question du Sahara. Il confirme la progression du plan d’autonomie comme solution privilégiée dans plusieurs capitales africaines, dans une logique de stabilité et de compromis politique.








