Deux mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, les équipes de riposte sanitaire dénoncent des conditions de travail difficiles marquées par des impayés à Bunia. Au même moment, plusieurs pays africains font face à des défis majeurs, entre crise de l’eau, tensions diplomatiques et recomposition des relations internationales.
Deux mois après le début de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, la lutte contre le virus connaît de nouvelles difficultés. À Bunia, dans la province de l’Ituri, des agents engagés dans la riposte sanitaire ont manifesté mercredi 15 juillet 2026 pour réclamer le paiement de leurs primes de risque. Ces personnels dénoncent plusieurs semaines de travail sans indemnités, alors qu’ils restent exposés quotidiennement aux dangers liés à la maladie.
Selon le Journal de Kinshasa, les équipes de terrain estiment que cette situation pourrait affecter les opérations de surveillance, de prévention et de prise en charge des personnes touchées. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés », a déclaré un soignant cité par le média congolais, appelant les autorités à respecter leurs engagements.
À Kinshasa, la tension sociale touche également le secteur médical. Le site Forum des As rapporte que des médecins en grève depuis plusieurs semaines ont été dispersés par des agents de la Police nationale congolaise lors d’un sit-in organisé pour réclamer notamment le paiement de leurs primes de risque.
Au Tchad, l’accès à l’eau s’impose comme une autre grande préoccupation continentale. Le sommet africain sur l’eau, ouvert jeudi 16 juillet 2026 à N’Djamena, réunit plusieurs délégations africaines autour des enjeux liés à la gestion et à la préservation des ressources hydriques.
La République démocratique du Congo, riche en ressources d’eau douce, rappelle l’importance stratégique de cette richesse naturelle pour l’avenir du continent. Au Gabon, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a également placé cette question au centre des priorités nationales après la déclaration d’un état d’urgence hydrique dans certaines zones du pays.
Pour Afrik.com, la raréfaction de l’eau représente désormais un enjeu sécuritaire majeur en Afrique. Elle favorise les conflits entre communautés, accentue les déplacements de populations et aggrave les crises humanitaires.
Sur le plan diplomatique, le Burkina Faso a déclaré deux membres de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou « persona non grata ». Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les autorités burkinabè et plusieurs partenaires internationaux.
D’après Afriksoir, cette mesure traduit la volonté du gouvernement burkinabè de renforcer son affirmation souverainiste. Toutefois, cette nouvelle crise pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le pays reste confronté à d’importants défis sécuritaires et économiques.
De son côté, Sahel Horizon appelle les autorités burkinabè à maintenir un équilibre entre la défense de leur souveraineté et le respect des engagements internationaux pris par le pays.
Au Maroc, la visite du Premier ministre français les 15 et 16 juillet 2026 marque une nouvelle étape dans le rapprochement entre Paris et Rabat. Le journal L’Opinion évoque une volonté de relancer une relation stratégique, notamment autour des intérêts économiques et commerciaux.
Cette dynamique reste toutefois accompagnée de sujets sensibles. Dans Le Monde Afrique, la question des libertés fondamentales apparaît comme un point de vigilance dans les relations bilatérales. Le quotidien revient notamment sur l’arrestation du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet à Tanger, libéré mercredi, ainsi que celle du cinéaste et musicien El Mahdi Lyoubi à Casablanca.
Ces différentes actualités illustrent une Afrique confrontée simultanément à des défis sanitaires, sociaux, environnementaux et diplomatiques majeurs.








