La Chine franchit une nouvelle étape dans l’utilisation de l’intelligence artificielle en médecine. Le 5 septembre 2026, une équipe de médecins de l’Hôpital général de l’Armée populaire de libération a réalisé une intervention cardiaque mini-invasive avec l’assistance d’un robot échographique doté d’IA. Les autorités médicales chinoises présentent cette opération comme une première mondiale dans le traitement d’une malformation cardiaque congénitale.
L’intervention a concerné un homme de 48 ans atteint d’une communication interauriculaire, une ouverture anormale entre les deux oreillettes du cœur. La configuration de cette malformation rendait une intervention classique par cathéter particulièrement délicate. Plusieurs établissements avaient donc préconisé une chirurgie à cœur ouvert.
L’équipe dirigée par Zhu Hang a toutefois opté pour une approche mini-invasive. Un dispositif d’occlusion a été introduit par cathéter afin de fermer l’ouverture. Le robot échographique a fourni aux médecins des images en temps réel pour faciliter le repérage de la malformation et guider le geste médical.
Le robot assure l’imagerie
Équipé d’un bras robotisé, le système peut déplacer automatiquement une sonde échographique afin d’obtenir les images nécessaires à l’intervention. L’intelligence artificielle analyse ensuite ces données pour identifier la malformation, en définir les contours et reconstruire une représentation tridimensionnelle du cœur.
Cette technologie permet notamment de stabiliser la sonde et de maintenir une qualité d’imagerie constante, une tâche qui peut être difficile lors d’une manipulation manuelle. L’intervention a duré environ 25 minutes. Le robot et l’IA n’ont toutefois pas réalisé seuls l’opération. Les médecins ont conservé la maîtrise de la décision médicale, du choix du dispositif et de son implantation.
Cette avancée s’inscrit dans plusieurs années de recherche. En 2022, des chercheurs chinois avaient déjà utilisé un robot échographique téléopéré pour assister la fermeture d’un foramen ovale perméable. La nouvelle intervention constitue donc une évolution de cette technologie, avec l’intégration de capacités d’analyse d’images et de navigation assistées par IA. Pour les chercheurs chinois, cette combinaison pourrait à terme élargir les possibilités de la chirurgie cardiovasculaire mini-invasive, sous réserve de validations cliniques plus larges.
Norbert MEGAN YAOVI








