En visite officielle en Allemagne, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a lancé, mardi 23 juin 2026 à Berlin, un appel appuyé à la communauté internationale en faveur du Sahel. Face à la persistance des crises sécuritaires, humanitaires et économiques dans cette région stratégique, le chef de l’État sénégalais a plaidé pour un engagement renforcé des partenaires internationaux afin d’accompagner les efforts de stabilisation et de développement.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a placé la question du Sahel au cœur de sa visite officielle en Allemagne, effectuée du 21 au 23 juin 2026. Reçu à Berlin par le chancelier Friedrich Merz et le président fédéral Frank-Walter Steinmeier, il a multiplié les échanges diplomatiques autour des défis auxquels sont confrontés les pays sahéliens. Au cours de ces rencontres, le dirigeant sénégalais a insisté sur la nécessité d’une réponse internationale plus ambitieuse face à l’insécurité grandissante, à la menace terroriste et aux crises humanitaires qui fragilisent plusieurs États de la région.
Depuis la capitale allemande, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que la stabilité du Sahel constitue un enjeu majeur non seulement pour l’Afrique de l’Ouest, mais également pour l’Europe et l’ensemble de la communauté internationale. Selon lui, les conséquences des crises qui secouent cette région dépassent largement les frontières nationales et exigent une coopération renforcée entre les partenaires africains et européens. Son plaidoyer intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et par la recherche de nouvelles approches pour restaurer durablement la paix.
Au-delà des questions sécuritaires, le chef de l’État sénégalais a mis en avant l’importance du développement économique comme levier de stabilité. Lors du Forum économique germano-sénégalais organisé à Berlin, il a défendu une stratégie reposant sur l’investissement, la création d’emplois pour les jeunes, l’amélioration de l’accès à l’énergie et le développement des infrastructures. Pour lui, la lutte contre l’extrémisme et l’instabilité passe également par la réduction des inégalités et l’ouverture de nouvelles perspectives économiques pour les populations.
Samuel Richard KAKPO








