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Sahara occidental : Naâma Asfari poursuit sa grève de la faim en prison

Le militant sahraoui Naâma Asfari, détenu au Maroc depuis 2010 et condamné à 30 ans de prison, ne donne plus de nouvelles à sa famille depuis plusieurs jours. Après avoir entamé une grève de la faim illimitée le 8 juin 2026, il dénonce ce qu’il considère comme une détention arbitraire. Son épouse, Marie-Claude Mangin-Asfari, alerte sur cette rupture de communication qui intervient alors que l’état de santé du prisonnier suscite de fortes inquiétudes.

La famille de Naâma Asfari tire la sonnette d’alarme. Depuis une semaine, le militant sahraoui n’a plus donné aucun signe de vie à ses proches. Son épouse, Marie-Claude Mangin-Asfari, affirme avoir perdu tout moyen de communication avec son mari, incarcéré à la prison de Kénitra, située à environ 35 kilomètres au nord de Rabat.

Avant cette interruption, le détenu bénéficiait d’un accès limité aux appels téléphoniques. Trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis, il pouvait échanger quelques minutes avec sa famille depuis l’infirmerie de l’établissement pénitentiaire. Ces conversations constituaient le seul lien direct entre le prisonnier et ses proches.

Face à ce silence prolongé, son épouse exprime son inquiétude et demande des informations sur son état de santé ainsi que sur ses conditions de détention. Elle rappelle que Naâma Asfari n’a plus été autorisé à la rencontrer depuis 2019, année durant laquelle les autorités marocaines lui avaient interdit l’entrée sur le territoire.

Le militant sahraoui a entamé, le 8 juin 2026, une grève de la faim illimitée pour protester contre son incarcération. Il affirme contester le caractère équitable de sa condamnation et dénonce une détention qu’il considère comme arbitraire.

Arrêté en 2010, Naâma Asfari a été condamné à 30 ans de réclusion dans le cadre de l’affaire liée aux événements de Gdeim Izik, un campement de protestation sahraoui démantelé près de Laâyoune, au Sahara occidental. Depuis son arrestation, il se présente comme un défenseur des droits humains et un militant engagé pour le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui.

Après plus de dix années passées en détention, Naâma Asfari continue de défendre ses convictions. Son épouse souligne sa détermination constante et son attachement à la cause des droits fondamentaux.

Alors que sa grève de la faim se poursuit, sa famille et ses soutiens restent mobilisés afin d’obtenir des nouvelles sur son état physique. Cette rupture de communication relance les préoccupations autour de la situation des prisonniers sahraouis et de la question des droits humains dans le contexte du conflit du Sahara occidental.

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