L’Angola durcit son dispositif contre les fausses informations en ligne. La nouvelle loi est entrée en vigueur le 6 août, après sa publication au Journal officiel. Elle permet désormais aux tribunaux de poursuivre les personnes reconnues responsables de la diffusion de contenus faux sur Internet.
Le texte prévoit plusieurs niveaux de sanctions. La diffusion de fausses informations peut entraîner une peine d’un à trois ans de prison. La sanction peut atteindre trois à huit ans lorsque le contenu incite à la haine ou porte atteinte à la réputation d’une personne ou d’une institution. Dans les cas les plus graves, la peine peut aller jusqu’à dix ans.
Angola : les plateformes numériques davantage responsabilisées
La nouvelle législation impose aussi des obligations aux plateformes numériques. Elles doivent notamment mettre en place des mécanismes de transparence et retirer certains contenus considérés comme problématiques. Leur responsabilité peut également être engagée dans certaines situations.
La loi précise toutefois que l’expression d’une opinion, la critique d’une politique publique ou les contenus satiriques ne constituent pas automatiquement des fausses informations passibles de sanctions. Le texte prévoit une distinction lorsque des éléments objectifs établissent une falsification des faits et une intention malveillante.
Une loi qui suscite des inquiétudes
L’entrée en vigueur de cette loi relance aussi le débat sur la liberté d’expression. Des organisations de défense de la presse avaient déjà alerté sur le risque d’une utilisation trop large du dispositif. Elles estimaient que certaines dispositions pouvaient créer une pression supplémentaire sur les journalistes et les médias.
Le gouvernement angolais présente de son côté cette législation comme une réponse à la progression de la désinformation sur Internet. Son application permettra désormais de mesurer concrètement son impact sur l’information en ligne et les libertés publiques.








