L’Assemblée nationale du Nicaragua a adopté mardi 1er septembre, en première lecture, une réforme partielle de la Constitution. Le texte prévoit notamment de prolonger de six à sept ans le mandat présidentiel et d’empêcher certaines figures de l’opposition de participer aux élections.
Le projet a été approuvé à l’unanimité par les députés lors d’un vote à main levée, sous la présidence de Gustavo Porras. Cette réforme intervient alors que le couple au pouvoir, Daniel Ortega et Rosario Murillo, a engagé fin juillet une consultation nationale en vue d’une nouvelle modification de la Constitution.
Des opposants écartés des élections
La réforme prévoit d’interdire la participation aux élections à certaines personnalités considérées par les autorités comme des adversaires de l’État ou des menaces pour l’ordre institutionnel. Lors des débats, Gustavo Porras a défendu cette disposition en affirmant qu’elle devait permettre d’empêcher les « traîtres » et les « putschistes » d’accéder à la vie politique.
Le mandat présidentiel passe à sept ans
Autre changement majeur : la durée du mandat présidentiel serait portée de six à sept ans. Le pouvoir justifie cette prolongation par la nécessité de disposer de davantage de temps pour concevoir et mettre en œuvre ses projets de développement, notamment dans les secteurs des infrastructures et des transports.
Cette réforme s’inscrit dans la continuité des changements constitutionnels adoptés en 2024 et 2025. Ces derniers avaient déjà porté la durée du mandat présidentiel de cinq à six ans et instauré une coprésidence exercée par Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo.
Le vote du 1er septembre ne marque toutefois qu’une première étape. Pour être définitivement adoptée, la réforme devra être approuvée par une seconde législature, conformément à la procédure prévue par la Constitution nicaraguayenne. La ratification est annoncée pour le 18 janvier 2027. Si elle est confirmée, la nouvelle réforme devrait renforcer davantage les pouvoirs de l’exécutif et durcir les conditions de participation à la vie politique du pays, rapporte Nasuba.
Norbert MEGAN YAOVI








