Le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi 4 novembre, au Palais royal de Rabat, une séance de travail consacrée à la gestion de l’après-MINURSO, quelques jours après l’expiration du mandat de la mission des Nations unies au Sahara.
À cette occasion, le Cabinet royal a réaffirmé l’attachement du Maroc au cessez-le-feu et annoncé la mise en place d’un dispositif de coordination pour accompagner les opérations de liquidation et de retrait de la mission onusienne. Le souverain a également réitéré la position du Royaume en faveur de l’autonomie comme solution politique au différend. La réunion s’est tenue en présence de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, du conseiller du Roi, Fouad Ali El Himma, du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, ainsi que du général Mohammed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la Zone Sud.
Dans son communiqué, le Cabinet royal indique que Mohammed VI a donné ses hautes instructions pour assurer un suivi rigoureux des priorités liées à cette nouvelle étape. Le souverain a notamment insisté sur le maintien du cessez-le-feu, précisant que l’engagement du Maroc en faveur de cette trêve demeure inchangé, malgré la fin du mandat de la MINURSO.
Le communiqué critique par ailleurs le bilan de la mission onusienne, estimant qu’elle n’a pas toujours été en mesure de surveiller efficacement le respect du cessez-le-feu ni de constater les conséquences de ses violations. Il considère également que le contexte ayant présidé à sa création et les missions initialement définies ont évolué. Pour accompagner cette transition, le Roi a chargé le Bureau de coordination avec la MINURSO, relevant du ministère de l’Intérieur, d’assurer les missions de coordination et d’accompagnement du processus de liquidation et de retrait de la mission. Ce dispositif devra faciliter les différentes opérations et veiller à leur déroulement dans des conditions fluides et ordonnées, dans un esprit de responsabilité et de coopération avec les Nations unies.








