Dans le cadre de la modernisation de son secteur agricole, le Bénin intensifie sa stratégie de transformation locale des productions vivrières et industrielles. Le gouvernement met en place un ensemble de mesures incitatives destinées à stimuler la production nationale, réduire l’exportation de matières premières brutes et renforcer les chaînes de valeur agro-industrielles sur le territoire.
Le gouvernement béninois réaffirme sa volonté de faire de l’agriculture un pilier majeur de l’industrialisation et de la création de richesses. L’orientation actuelle privilégie la transformation locale des récoltes dans des unités industrielles implantées dans le pays, afin de structurer durablement les filières agricoles et de limiter la dépendance aux exportations non transformées. Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation du secteur, avec pour ambition d’augmenter la valeur ajoutée des productions locales et de renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et internationaux.
Pour atteindre ces objectifs, plusieurs incitations financières sont mises en œuvre. Dans la filière coton, un appui de 10 francs CFA par kilogramme est accordé lorsque la production nationale dépasse le seuil de 700 000 tonnes. Les filières soja, riz et cajou bénéficient également de soutiens spécifiques, conditionnés à l’approvisionnement des unités de transformation locales. Ces dispositifs visent à renforcer le lien entre production agricole et industrie agroalimentaire, tout en améliorant les revenus des producteurs et en réduisant les pertes après récolte.
Selon les autorités, cette dynamique doit favoriser l’émergence d’un tissu industriel agroalimentaire solide et compétitif. La transformation sur place des matières premières agricoles constitue un levier essentiel de création d’emplois et de croissance économique. Elle permet également au Bénin de renforcer sa position sur les marchés régionaux et internationaux.
Cette stratégie s’accompagne d’investissements dans la mécanisation agricole, l’amélioration des rendements et la modernisation des infrastructures de transformation. Elle s’inscrit dans une vision globale visant à renforcer la souveraineté alimentaire, à diversifier l’économie et à consolider une croissance durable fondée sur la valeur ajoutée locale.
Samuel Richard KAKPO








