La Chine franchit un nouveau cap dans sa coopération économique avec l’Afrique. Depuis le 9 juin 2026, les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin bénéficient d’un cadre harmonisé pour exporter leurs noix de cajou vers le marché chinois. Cette réforme, portée par les autorités douanières chinoises, vise à simplifier les procédures d’importation, renforcer les échanges agricoles sino-africains et offrir de nouvelles perspectives aux producteurs du continent.
Pékin assouplit les conditions d’importation des noix de cajou africaines
Les exportateurs africains de noix de cajou disposent désormais d’un accès simplifié au marché chinois. L’Administration générale des douanes de Chine (GAC) a adopté un régime unique de contrôle sanitaire et phytosanitaire applicable à l’ensemble des pays africains ayant des relations diplomatiques avec Pékin.
Entrée en vigueur le 9 juin 2026, cette mesure met fin à un système où chaque État devait négocier individuellement son autorisation d’exportation. Jusqu’ici, seuls quelques pays, notamment la Guinée-Bissau, le Mozambique et la Gambie, bénéficiaient d’un accès spécifique au marché chinois.
Une opportunité majeure pour la filière africaine de l’anacarde
Cette décision représente une avancée stratégique pour l’Afrique, premier bassin mondial de production de noix de cajou. Le continent assure une part importante de l’approvisionnement international en noix brutes et cherche depuis plusieurs années à diversifier ses débouchés commerciaux.
Grâce à cette harmonisation réglementaire, de nombreux producteurs africains pourront désormais conquérir un marché de plus d’un milliard de consommateurs. Pour les pays exportateurs, cette ouverture pourrait favoriser une augmentation des revenus agricoles, stimuler les investissements dans la transformation locale et renforcer la compétitivité de la filière anacarde.
Une réforme fondée sur des évaluations techniques
Selon les autorités chinoises, cette simplification découle d’analyses démontrant que les risques phytosanitaires liés à la culture du cajou présentent des caractéristiques similaires dans la majorité des pays africains. Cette convergence a permis l’adoption d’un cadre réglementaire commun garantissant la sécurité alimentaire tout en facilitant les échanges commerciaux.
La Chine renforce sa coopération agricole avec l’Afrique
L’initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de Pékin visant à accroître les importations agricoles africaines. Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique également un régime de droits de douane nuls à 53 pays africains partenaires.
En ouvrant davantage son marché aux noix de cajou africaines, Pékin cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement, sécuriser ses importations et consolider son partenariat économique avec le continent. Cette mesure pourrait marquer une nouvelle étape dans le développement du commerce agricole entre la Chine et l’Afrique.








