Le gouvernement de la République démocratique du Congo prépare une vaste opération de désarmement civil volontaire, prévue du 22 septembre au 22 décembre 2026 dans plusieurs zones stratégiques du pays. L’objectif est de récupérer et détruire les armes détenues illégalement par des civils.
Supervisée par la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC), la campagne concernera notamment Kinshasa, le Kongo-Central, la Tshopo, le Grand Équateur et le Grand Kasaï. Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’Union africaine « Faire taire les armes ».
Pour encourager les détenteurs à remettre leurs armes, les autorités prévoient trois mesures : l’anonymat, une amnistie judiciaire et une contrepartie matérielle, selon le principe « arme contre objet de développement ». La RDC a déjà mené plusieurs opérations similaires. En juillet 2024, les autorités avaient annoncé la destruction de plus de 200 000 armes et de plus de 1 000 tonnes de munitions.
Toutefois, le contrôle des armes reste un défi majeur. Une étude publiée en mai 2025 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) souligne notamment la porosité des quelque 10 000 kilomètres de frontières du pays et les risques de détournement d’armes provenant des stocks officiels. Pour cette nouvelle campagne, aucun objectif précis de collecte n’a encore été annoncé. Les modalités de l’amnistie et la nature des contreparties matérielles restent également à définir, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI








