La République démocratique du Congo (RDC) accélère la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu conclu avec l’AFC/M23. Trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont rejoint, le 13 juillet 2026 à Goma, le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+). Leur déploiement marque une avancée majeure dans le suivi de la trêve, alors que les accusations de violations du cessez-le-feu continuent d’opposer les deux parties.
La République démocratique du Congo a officiellement désigné trois officiers pour représenter les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) au sein du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), chargé de contrôler l’application du cessez-le-feu conclu avec la coalition politico-militaire AFC/M23. Le lieutenant-colonel Cosmas Ben Epule ainsi que les majors Fredy Lokuli Bofanda et André Kitoko Dimonekene sont arrivés à Goma, dans la province du Nord-Kivu, le 13 juillet 2026, à bord d’un vol de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). Ils étaient accompagnés de la représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en RDC, Vivian van de Perre.
Leur déploiement concrétise l’une des principales dispositions de l’accord de cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha, au Qatar, entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23. Le mécanisme a pour mission de constater les violations de la trêve, de vérifier les incidents signalés sur le terrain et de contribuer à prévenir une reprise des affrontements. Son mandat, sa composition et ses modalités de fonctionnement ont été approuvés le 2 février 2026, avant que son opérationnalisation ne soit définitivement validée lors des pourparlers de Montreux, en Suisse, tenus du 13 au 17 avril 2026.
Cette avancée intervient dans un contexte sécuritaire toujours fragile dans l’est de la RDC. Malgré les engagements pris dans le cadre du processus de paix, les FARDC et l’AFC/M23 continuent de s’accuser mutuellement de violations du cessez-le-feu et d’attaques contre les populations civiles. L’entrée en fonction effective du MCVE+ constitue ainsi une étape décisive pour renforcer la surveillance de la trêve, documenter les incidents de manière impartiale et favoriser le rétablissement de la confiance entre les parties engagées dans le dialogue.








