Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet a été interpellé à l’aéroport de Tanger avant d’être placé en garde à vue à Casablanca. Les autorités marocaines l’accusent d’avoir publié des contenus numériques considérés comme diffamatoires, injurieux et outrageux.
Cette arrestation intervient dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte par le parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca. Selon les autorités, plusieurs avis de recherche avaient été émis contre le journaliste avant son interpellation.
Après son arrestation à Tanger, Ali Lmrabet a été transféré vers les locaux de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca. Il doit être entendu sur les accusations portées contre lui. Le parquet affirme que la procédure respecte les garanties prévues par la loi ainsi que le principe de présomption d’innocence.
Âgé de 66 ans, Ali Lmrabet est une figure majeure du journalisme indépendant marocain. Il s’est notamment illustré par ses publications satiriques et ses positions critiques envers les autorités du royaume.
Dans les années 2000, ses journaux avaient déjà été interdits après plusieurs procédures judiciaires. Son parcours reste associé aux combats pour l’indépendance des médias et la liberté d’expression au Maroc.
Son interpellation relance les inquiétudes de plusieurs observateurs sur la situation des voix critiques marocaines établies à l’étranger. Cette affaire intervient après d’autres dossiers impliquant des personnalités franco-marocaines critiques du pouvoir.
Les autorités marocaines affirment toutefois que cette procédure est exclusivement judiciaire. Elles rappellent que toute personne soupçonnée d’une infraction doit répondre de ses actes devant la justice, indépendamment de son statut ou de sa notoriété.
À Madagascar, une autre affaire provoque également une vive polémique. À Ambohibao, dans la périphérie d’Antananarivo, des hommes encagoulés affirmant agir au nom des autorités ont fait irruption au domicile de ressortissants chinois.
Les individus auraient mené cette opération sans présenter de mandat officiel. Selon les informations rapportées, de l’argent liquide, des devises étrangères et plusieurs objets de valeur auraient été emportés.
La présidence malgache et le ministère de la Justice ont rapidement rejeté toute implication dans cette intervention. Les autorités évoquent une possible usurpation d’identité par des individus cherchant à se faire passer pour des agents de l’État.
Cette affaire alimente les critiques dans la presse malgache, qui réclame une enquête transparente pour identifier les auteurs et établir les responsabilités.
De Rabat à Antananarivo, ces deux dossiers replacent au centre du débat les questions liées à l’État de droit, aux libertés publiques et à la responsabilité des institutions. Les autorités concernées défendent la légalité de leurs actions, tandis que les critiques demandent davantage de tra








