Le groupe pharmaceutique égyptien Minapharm va développer un candidat-vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, actuellement responsable d’une importante épidémie en République démocratique du Congo (RDC).
Le projet bénéficiera d’un financement pouvant atteindre 16,5 millions de dollars de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi). Le candidat-vaccin a été conçu par ProBioGen, une société berlinoise spécialisée dans les biotechnologies et filiale de Minapharm.
Ce financement doit permettre de poursuivre les recherches précliniques et de lancer un premier essai clinique chez l’humain. Cette étude de phase 1 évaluera notamment la sécurité du vaccin et sa capacité à déclencher une réponse immunitaire. Elle devrait être menée en Afrique.
L’initiative intervient alors que l’épidémie d’Ebola, déclarée le 15 mai en RDC et désormais présente dans six provinces, a déjà fait plus de 2 700 morts sur plus de 5 650 cas confirmés. En seulement trois mois, le bilan a dépassé celui de l’épidémie qui avait frappé l’est du pays entre 2018 et 2020.
Pour Jean Kaseya, directeur de l’Africa CDC, le développement d’un candidat-vaccin par une entreprise africaine constitue une avancée importante pour renforcer les capacités du continent en matière de recherche et de production de vaccins.
En attendant un vaccin spécifique contre la souche Bundibugyo, l’OMS recommande également un essai de phase 3 avec l’Ervebo, déjà homologué contre la souche Zaïre. Son efficacité contre Bundibugyo reste toutefois à confirmer.
Norbert MEGAN YAOVI








