Plus de 3 000 commerces britanniques seraient susceptibles de servir de façade à des opérations de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme, selon une étude de la société SmartSearch publiée mardi.
Au total, 3 097 entreprises seraient concernées. Selon l’étude, jusqu’à 464 millions de livres sterling, soit environ 542 millions d’euros, auraient transité par ces sociétés entre 2016 et 2026.
Les entreprises identifiées évoluent notamment dans les secteurs de la coiffure, de l’esthétique, des barbershops et des commerces de proximité. Leur durée d’existence particulièrement courte constitue l’un des principaux éléments qui attirent l’attention.
D’après les données de Companies House, le registre britannique des sociétés, les entreprises considérées comme suspectes fonctionneraient en moyenne moins de six mois, contre environ cinq ans pour une société britannique classique. Une caractéristique qui pourrait aider à identifier certaines sociétés-écrans.
Londres renforce la surveillance
Ces révélations interviennent alors que le gouvernement britannique cherche à renforcer la lutte contre la criminalité financière. En mai, Londres a annoncé la création d’une unité spécialisée, notamment chargée de cibler les commerces de détail susceptibles de servir de façades à des activités criminelles.
Le Royaume-Uni dispose également, depuis 2023, d’une législation visant à renforcer les outils de lutte contre la criminalité économique et à améliorer la transparence des entreprises. Pour SmartSearch, malgré ces dispositifs, les réseaux de blanchiment continuent de s’adapter et de se développer rapidement. Les autorités britanniques sont ainsi appelées à redoubler de vigilance face à des commerces en apparence ordinaires, mais susceptibles de dissimuler des flux financiers illicites, rapporte Nasuba Infos.
Norbert MEGAN YAOVI








