Le Ghana va durcir les règles concernant l’exportation de l’or issu de l’exploitation artisanale. À compter du 1er septembre 2026, l’or brut acheté par des collecteurs autofinancés devra obligatoirement être raffiné sur le territoire ghanéen avant toute exportation.
La mesure a été annoncée par GoldBod, l’organisme chargé de réguler et de commercialiser l’or artisanal au Ghana. Selon une directive publiée lundi, aucun doré acheté auprès d’acheteurs agréés ne pourra désormais quitter le pays sous sa forme non raffinée. GoldBod précise que l’or devra être traité dans une raffinerie agréée ou désignée par son conseil d’administration. Les demandes d’exportation ne seront examinées qu’après confirmation du raffinage local, du paiement des frais associés et du respect des exigences en matière d’analyse, de réglementation et d’exportation.
Les agrégateurs autofinancés, c’est-à-dire les acheteurs qui utilisent leurs propres fonds pour acquérir l’or, disposent jusqu’au 31 août pour modifier leurs contrats avec les acheteurs agréés afin d’y intégrer cette obligation.
Les frais de raffinage seront à la charge de l’agrégateur ou de l’acheteur agréé. GoldBod avertit par ailleurs que tout non-respect de la nouvelle directive pourra entraîner des sanctions, allant jusqu’au retrait de la licence. Cette décision s’inscrit dans la volonté des autorités ghanéennes de renforcer leur contrôle sur le secteur de l’exploitation artisanale et de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays. Créé l’an dernier, GoldBod détient le monopole de l’achat et de l’exportation de l’or artisanal au Ghana. Premier producteur d’or d’Afrique, le Ghana a exporté 104 tonnes d’or issu de l’exploitation artisanale en 2025. GoldBod prévoit d’atteindre, voire de dépasser, ce niveau en 2026, rapporte Trt Afrique.
Norbert MEGAN YAOVI








