L’armée libanaise a lancé lundi 20 juillet une première phase expérimentale de l’accord visant à réorganiser la sécurité dans le sud du Liban. Cette opération intervient quelques jours avant la rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et son homologue américain Donald Trump à Washington. Soutenue par les États-Unis, cette étape pilote doit préparer le retrait des forces israéliennes et accompagner le désarmement du Hezbollah dans les zones concernées.
L’armée libanaise a commencé à prendre en charge la sécurité de trois villages situés dans le sud du pays, désignés comme des « zones pilotes ». Cette initiative constitue la première application concrète de l’accord-cadre conclu entre Beyrouth et Tel-Aviv pour renforcer la stabilité dans cette région stratégique.
Selon le département d’État américain, cette phase permettra d’évaluer la capacité des forces libanaises à assurer progressivement le contrôle sécuritaire des secteurs concernés. Elle intervient alors que le gouvernement libanais s’est engagé à renforcer la présence de son armée dans le sud du territoire national.
L’objectif principal reste la mise en place d’un dispositif capable de garantir la sécurité locale tout en favorisant le retrait des forces israéliennes et le démantèlement des infrastructures militaires du Hezbollah dans les zones ciblées.
Washington joue un rôle central dans l’application de cette nouvelle architecture sécuritaire. Une délégation du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) séjourne au Liban depuis plusieurs jours afin d’assurer la coordination entre les différentes parties.
Le dispositif prévoit notamment la création d’une structure de dialogue réunissant les représentants militaires libanais et israéliens sous supervision américaine. Cette plateforme doit permettre de suivre les engagements pris et de limiter les risques de nouvelles tensions dans une région marquée par plusieurs décennies de confrontations.
Les responsables américains doivent également vérifier le respect des engagements pris par Beyrouth, notamment concernant le renforcement de l’autorité de l’État libanais et le démantèlement des positions armées du Hezbollah dans les secteurs concernés.
Cette avancée intervient alors que le président libanais Joseph Aoun effectue une visite officielle aux États-Unis depuis dimanche 19 juillet. Il doit être reçu mardi à la Maison Blanche par le président américain Donald Trump.
Les discussions entre les deux dirigeants devraient principalement porter sur l’application de l’accord sécuritaire dans le sud du Liban, mais aussi sur les défis politiques et militaires auxquels le pays reste confronté.
Pour Washington, cette phase pilote représente une étape importante vers une stabilisation durable de la frontière libano-israélienne. Pour Beyrouth, elle offre une occasion de renforcer le rôle central de l’armée nationale dans la protection du territoire et dans la gestion des enjeux sécuritaires du pays.








