Le Mali a connu une nouvelle attaque contre une position de son armée. Des combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ont pris pour cible le principal camp militaire de San, dans le centre du pays. L’attaque s’est produite tôt dimanche matin. Selon des témoignages recueillis par RFI, les assaillants sont arrivés à motos et à pied. Certains auraient porté des uniformes de l’armée malienne pour faciliter leur approche.
Le JNIM a revendiqué l’opération. De son côté, l’armée malienne parle d’une « tentative d’attaque » contre une emprise des Forces armées maliennes (FAMa). Elle affirme avoir repris le contrôle du camp après les affrontements.
Mali : un bilan humain encore incertain
Au moins 12 militaires maliens auraient perdu la vie dans l’attaque, selon les informations rapportées par RFI. Le sort de plusieurs autres militaires restait incertain au moment de la publication de ces informations. Des habitants ont également rapporté des échanges de tirs pendant plusieurs heures. La situation est ensuite revenue au calme dans la ville de San.
Une nouvelle pression sur l’armée
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu au centre du Mali. Les groupes armés continuent de mener des opérations contre les positions militaires dans plusieurs régions du pays. L’attaque de San montre ainsi que les forces maliennes restent confrontées à une menace persistante, malgré les opérations menées contre les groupes armés.








