La combattante béninoise Premya Wankoun a remporté la médaille d’or dans la catégorie des moins de 73 kg aux Championnats d’Afrique de MMA GAMMA 2026, disputés à Abidjan. Une consécration qui récompense sa progression et renforce ses ambitions sur la scène internationale.
Le Bénin tient une nouvelle championne d’Afrique en arts martiaux mixtes (MMA). Premya Wankoun s’est illustrée aux Championnats d’Afrique de MMA GAMMA 2026, organisés à Abidjan, en décrochant la médaille d’or dans la catégorie des moins de 73 kg. Cette performance vient confirmer le potentiel de l’athlète béninoise, dont le parcours est marqué par la persévérance et la volonté de repousser ses limites. L’histoire de Premya Wankoun avec les sports de combat commence dès l’âge de 10 ans, lorsqu’elle découvre le taekwondo. Progressivement, les arts martiaux occupent une place centrale dans sa vie. Après la perte précoce de sa mère, le sport devient notamment pour elle un moyen de surmonter cette épreuve, de se reconstruire et de retrouver un équilibre personnel.
Après une courte expérience dans le mannequinat, elle décide de se consacrer au MMA, une discipline qu’elle pratique depuis environ deux ans. Malgré cette expérience relativement récente, la combattante béninoise a rapidement réussi à se distinguer sur la scène internationale. En août 2025, lors des Championnats du monde de MMA organisés au Brésil, elle avait déjà signé une performance remarquable en remportant deux médailles, dont une en argent. Son sacre continental à Abidjan constitue ainsi une nouvelle étape dans son ascension sportive.
Entre MMA, yoga et danse, une vision plurielle du sport
Au-delà des résultats, Premya Wankoun défend une approche du sport qui associe performance, bien-être et affirmation de soi. Dans un entretien accordé au média africain ZOA, elle explique trouver son équilibre entre le MMA, le yoga et la danse. La championne entend également déconstruire les préjugés qui entourent la pratique des sports de combat par les femmes. « On peut être femme féminine et pratiquer une discipline où il y a beaucoup d’hommes qui s’y retrouvent généralement », affirme-t-elle. Pour elle, les arts martiaux ne se limitent pas à l’affrontement physique. Ils constituent également un moyen de mieux se connaître et de maîtriser ses émotions. Revenant sur la disparition de sa mère, elle souligne le rôle déterminant du sport dans son cheminement personnel. « Grâce au sport, j’arrive à me retrouver pleinement, à avoir le contrôle et à m’apaiser d’une certaine manière », confie-t-elle.
Un parcours académique et des ambitions affirmées
En parallèle de sa carrière sportive, Premya Wankoun poursuit son engagement dans la formation et le développement personnel. Elle est titulaire d’un master en gestion de projets et en management de la qualité. Elle milite également pour une meilleure représentation des femmes dans les disciplines de combat, où les hommes restent majoritaires. Ses performances successives renforcent sa confiance en elle et sa détermination à poursuivre sa progression. « Ça m’encourage, ça me montre que je suis quelqu’un de très persévérante, qui a un grand potentiel en elle, qui peut accomplir de grandes choses », souligne-t-elle. Avec ce titre continental décroché à Abidjan, Premya Wankoun confirme ses ambitions dans le MMA et enrichit un palmarès déjà prometteur. Son parcours met en lumière le potentiel des combattantes béninoises et rappelle que les arts martiaux peuvent aussi constituer un levier d’épanouissement personnel et d’émancipation des femmes dans le sport.
Norbert MEGAN YAOVI








