Le nord du Mali est secoué par de nouvelles accusations visant les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs alliés russes de l’Africa Corps. Quatre personnes ont été tuées le 23 juin 2026 dans les secteurs de Zarho et d’Abakoïra, à la frontière des régions de Tombouctou et de Gao. La découverte d’un corps mutilé et mis en scène de manière particulièrement choquante après le passage d’un convoi militaire suscite une vive émotion et ravive les préoccupations liées aux violations présumées des droits humains dans cette zone en conflit.
Le nord du Mali est une nouvelle fois au cœur d’une vive controverse. Selon plusieurs témoignages locaux relayés par des médias et des organisations de veille, une patrouille conjointe des Forces armées maliennes (FAMa) et de l’Africa Corps russe aurait mené une opération mardi 23 juin 2026 dans les environs de Zarho et d’Abakoïra, deux localités situées à la jonction des régions de Tombouctou et de Gao.
D’après ces sources, deux personnes auraient été tuées près de Zarho après le passage du convoi militaire. Quelques kilomètres plus loin, à Abakoïra, une frappe de drone attribuée à la même colonne aurait coûté la vie à deux jeunes hommes circulant à moto. Les victimes se trouvaient dans une zone où les autorités ont récemment renforcé les restrictions concernant l’usage des motocyclettes afin de limiter les déplacements des groupes armés actifs dans le nord du pays.
L’affaire a pris une dimension encore plus inquiétante après la découverte effectuée par des habitants à la suite du départ des militaires. Selon plusieurs témoignages concordants, l’un des corps retrouvés sur place présentait des mutilations importantes. Les restes de la victime auraient été disposés de manière à former un symbole rappelant une croix gammée, une mise en scène qui a profondément choqué les populations locales.
Cette découverte a rapidement provoqué une vague d’indignation dans les localités concernées ainsi que sur les réseaux sociaux. Les récits rapportés par les habitants ont ravivé les inquiétudes concernant les méthodes employées lors de certaines opérations militaires dans les zones affectées par l’insécurité persistante.
À ce stade, aucune enquête indépendante n’a permis de confirmer les circonstances exactes des décès ni d’identifier formellement les auteurs de cette mise en scène. Les autorités maliennes n’avaient pas réagi publiquement au moment de la diffusion des premières informations.
Ces accusations interviennent dans un contexte marqué par de nombreuses allégations d’exactions dans les régions septentrionales du Mali. Depuis plusieurs mois, des organisations de défense des droits humains, des médias internationaux et des acteurs locaux signalent régulièrement des incidents impliquant des civils dans les zones touchées par les opérations antiterroristes.
Alors que les combats se poursuivent dans le nord du pays, cette nouvelle affaire risque d’alimenter davantage les interrogations sur le respect du droit international humanitaire et sur la protection des populations civiles. Elle intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu, où chaque opération militaire fait l’objet d’une attention accrue de la part des observateurs nationaux et internationaux.
Samuel Richard KAKPO








