Un membre de Médecins sans frontières (MSF), engagé dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), a été évacué jeudi 1er octobre vers les Pays-Bas après avoir été testé positif au virus Bundibugyo. L’intéressé, un expatrié européen dont la nationalité n’a pas été précisée, aurait été contaminé dans la zone de Beni, au Nord-Kivu.
Selon le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba, cité par RFI, les autorités ont donné leur accord à cette évacuation demandée par MSF. Le transfert est effectué directement depuis Beni à bord d’un vol spécial, sans passage par Kinshasa. Le patient doit être pris en charge par l’hôpital universitaire de Leiden, qui dispose d’une unité d’isolement de haut niveau pour les cas présentant un risque infectieux important. MSF indique que l’opération est organisée selon un protocole médical strict, en coordination avec les autorités sanitaires congolaises et néerlandaises.
Le risque toujours présent pour les équipes
Cette contamination intervient alors que les équipes de première ligne restent exposées au virus, malgré les mesures de protection et les formations mises en place. Roger Kamba rappelle que deux ressortissants américains avaient déjà été évacués de Bunia vers Berlin au début de l’épidémie. Le ministre précise toutefois que les contaminations parmi les personnels engagés dans la riposte ont fortement diminué depuis. Il indique également que le membre de MSF évacué n’avait pas encore reçu le vaccin contre Ebola. À Beni, les autorités préparent le lancement de la vaccination et des équipes ont déjà été déployées. En Ituri, la campagne vaccinale a débuté avec l’appui de MSF.








