Réunis à Dublin vendredi 4 septembre, les ministres des Affaires européennes des 27 États membres de l’Union européenne ont échangé avec leurs homologues des pays candidats à l’adhésion. Au cœur des discussions : maintenir la dynamique d’élargissement tout en renforçant les garanties pour éviter de futures difficultés au sein de l’Union.
Les Vingt-Sept considèrent l’élargissement comme un facteur de stabilité en Europe et un processus bénéfique pour l’UE. Mais plusieurs pays souhaitent durcir les conditions d’adhésion et mieux encadrer l’arrivée de nouveaux membres.
Une adhésion au « mérite »
Les candidats ne progressent pas au même rythme. Le Monténégro figure parmi les plus avancés dans les négociations, tandis que la Géorgie connaît un processus au ralenti. L’Ukraine, de son côté, poursuit ses réformes sans vouloir spéculer sur un calendrier précis. Vsevolod Tchentsov, ministre ukrainien chargé de l’intégration euro-atlantique, défend une adhésion fondée sur le mérite. Selon lui, l’Ukraine poursuit les réformes nécessaires et pourrait apporter une contribution importante à l’Union européenne.
Des garde-fous pour les futurs membres
Face aux risques liés à l’élargissement, certains États proposent désormais des mesures de sauvegarde. Dans des secteurs sensibles comme la sécurité, la politique étrangère ou le budget, des délais de cinq à quinze ans pourraient être instaurés avant qu’un nouvel État membre ne bénéficie d’un droit de vote pleinement effectif. L’objectif est de préserver la dynamique européenne tout en renforçant les garanties avant toute nouvelle adhésion.
Norbert MEGAN YAOVI








