Six jours après l’ouverture du deuil national, l’Iran a inhumé, jeudi 9 juillet 2026, son ancien Guide suprême, Ali Khamenei, au mausolée de l’imam Reza à Machhad. Cette cérémonie d’une forte portée symbolique s’est déroulée dans un contexte d’escalade militaire entre Téhéran et Washington, marqué par de nouvelles frappes, des représailles iraniennes et des accusations réciproques de violation du cessez-le-feu.
L’Iran a officiellement mis un terme aux funérailles nationales d’Ali Khamenei avec son inhumation au mausolée de l’imam Reza, à Machhad, principal haut lieu du chiisme. Des dizaines de milliers de fidèles, venus de différentes régions du pays, ont accompagné l’ancien Guide suprême jusqu’à sa dernière demeure, témoignant de l’importance politique, religieuse et symbolique de cet ultime hommage.
Initialement prévue à l’aube, la cérémonie funéraire a été reportée à l’après-midi, sans qu’aucune explication officielle ne soit fournie par les autorités iraniennes. Ce changement est intervenu alors que les États-Unis annonçaient avoir mené une nouvelle série de frappes contre des installations militaires situées dans le sud de l’Iran, notamment à proximité du détroit stratégique d’Ormuz.
Les médias officiels iraniens ont contesté cette version, affirmant que les bombardements avaient principalement visé des infrastructures civiles et des ports de pêche. En représailles, Téhéran a déclaré avoir lancé des frappes contre des bases militaires américaines implantées à Bahreïn et au Koweït. Cette nouvelle séquence militaire renforce les tensions entre les deux puissances, chacune accusant l’autre d’avoir violé le cessez-le-feu.
À Machhad, cette escalade a fortement marqué l’atmosphère des funérailles. Tout au long de la journée, des milliers de participants ont scandé des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. Les cris de « Mort à l’Amérique ! » et « Mort à Israël ! » ont résonné aux abords du mausolée de l’imam Reza, tandis que certains fidèles lançaient également des appels contre le sionisme en persan, en arabe et en anglais.
La foule arborait des drapeaux iraniens, palestiniens ainsi que les emblèmes de plusieurs mouvements composant ce que les autorités iraniennes désignent comme « l’Axe de la Résistance », notamment le Hezbollah libanais. Les symboles du chiisme, étroitement liés au sacrifice, au martyre et à la résistance, étaient omniprésents durant cette journée de recueillement.
L’inhumation d’Ali Khamenei intervient ainsi dans un contexte de fortes tensions géopolitiques. Au-delà du deuil national, cette cérémonie illustre la persistance des rivalités entre l’Iran et les États-Unis, sur fond d’affrontements militaires et de crispations diplomatiques. Alors que les échanges de frappes se multiplient, les inquiétudes grandissent quant au risque d’une nouvelle dégradation de la sécurité au Moyen-Orient.








