Les États-Unis ont lancé une nouvelle vague de frappes contre plusieurs sites militaires iraniens dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026. En riposte, l’Iran affirme avoir ciblé des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe et intensifié ses opérations dans le détroit d’Ormuz. Cette escalade militaire, qui implique également les rebelles houthis au Yémen, fait craindre une aggravation du conflit au Moyen-Orient.
Les tensions entre Washington et Téhéran se sont encore aggravées avec une nouvelle campagne aérienne américaine menée contre plusieurs infrastructures stratégiques situées dans le sud de l’Iran. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), l’opération, conduite durant près de cinq heures dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026, s’est achevée à 2 h 15 TU. Les frappes ont visé des installations militaires à Bouchehr, Chabahar, Jask, Konarak, Abou Moussa et Bandar Abbas. L’armée américaine indique avoir utilisé des munitions de précision pour détruire des systèmes de défense côtière, des sites de missiles, des infrastructures de drones ainsi que des capacités navales iraniennes. Washington affirme que cette offensive vise à réduire les moyens militaires de l’Iran susceptibles de menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz. Les autorités américaines précisent également que plus de 50 000 soldats sont actuellement déployés au Moyen-Orient.
En réaction, les autorités iraniennes ont annoncé avoir frappé des bases utilisées par les forces américaines en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït. Les Gardiens de la Révolution ont également revendiqué des attaques contre deux pétroliers naviguant dans le détroit d’Ormuz, accentuant les inquiétudes autour de la sécurité de cette voie maritime stratégique, essentielle au transport mondial de pétrole et de gaz. Parallèlement, Bahreïn a été visé par des frappes iraniennes, tandis que des drones américains ont ciblé des installations portuaires à Bandar Abbas.
Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a annoncé le rétablissement du blocus naval des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz. Il a également déclaré vouloir instaurer une taxe de 20 % sur les marchandises transportées par voie maritime dans cette zone stratégique. La Maison-Blanche présente ces mesures comme un moyen d’accroître la pression économique sur Téhéran et de renforcer la sécurité de la navigation internationale. Les autorités iraniennes ont immédiatement rejeté cette décision et averti qu’elles ne toléreraient aucune ingérence étrangère dans la gestion du détroit d’Ormuz.
L’escalade s’étend également au Yémen. Le gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite a ordonné la fermeture de tous les aéroports du pays après des frappes contre l’aéroport international de Sanaa. En représailles, les rebelles houthis, alliés de l’Iran, ont lancé plusieurs missiles vers l’Arabie saoudite. Selon Riyad, ces projectiles ont été interceptés par les systèmes de défense aérienne du royaume. Cette succession d’opérations militaires confirme l’élargissement du conflit à plusieurs fronts et renforce les craintes d’un embrasement durable du Moyen-Orient.








