Le président ghanéen John Dramani Mahama appelle les pays du Sud à renforcer leurs institutions, leurs ressources nationales et leurs mécanismes de financement afin de mieux faire face aux défis liés à la dette et aux limites du système international de développement.
Le chef de l’État ghanéen s’est exprimé lundi 21 septembre 2026 à New York, lors d’une table ronde présidentielle organisée par l’Open Society Foundation, en marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies. John Mahama a insisté sur la nécessité de consolider les capacités nationales et les institutions publiques pour permettre aux États du Sud de mieux répondre à leurs propres priorités de développement. Il a notamment cité la création d’emplois, l’amélioration des services publics, le développement des infrastructures et l’élargissement des opportunités offertes aux jeunes. « Quand je parle de souveraineté dans ce contexte, je parle de la capacité d’agir », a-t-il déclaré.
Le président ghanéen a également plaidé pour une meilleure coordination de l’action gouvernementale, une mobilisation accrue des ressources internes et une gestion rigoureuse des finances publiques. Il a appelé à la mise en place d’institutions capables de produire des résultats mesurables et durables. John Mahama a, par ailleurs, souligné l’importance d’intégrer dans les politiques publiques les initiatives ayant déjà fait leurs preuves. Selon lui, ces approches doivent être progressivement prises en charge par les institutions locales et bénéficier de mécanismes de financement pérennes.
La rencontre de New York a réuni plusieurs chefs d’État et des responsables de grandes fondations internationales. Les discussions ont notamment porté sur le développement durable, le financement du développement et le renforcement des institutions dans les pays du Sud, rapporte Kaweru.
Norbert MEGAN YAOVI








