Le Maroc commémore, ce vendredi 6 novembre 2026, le 51e anniversaire de la Marche verte. Le 6 novembre 1975, à l’appel du feu Roi Hassan II, 350 000 citoyens marocains avaient entrepris une marche pacifique vers le Sahara, munis du Saint Coran et du drapeau national, pour réaffirmer les liens historiques du Royaume avec ce territoire.
Cinquante et un ans après, cet événement majeur de l’histoire marocaine reste un symbole fort de l’unité nationale et de l’attachement du Royaume à son intégrité territoriale. Une commémoration qui intervient dans un contexte marqué par une nouvelle évolution du dossier du Sahara, alors que le mandat de la MINURSO arrive à son terme. À l’automne 1975, le Sahara était encore sous administration espagnole. Dans ce contexte, le feu Roi Hassan II avait saisi la Cour internationale de justice (CIJ), dont l’avis consultatif avait reconnu l’existence de liens juridiques d’allégeance, notamment la Beïa, entre certaines tribus du Sahara et les Sultans du Maroc. S’appuyant sur cet héritage historique, le Souverain avait alors appelé à une mobilisation populaire pacifique et sans armes.
La Marche verte est ainsi entrée dans l’histoire comme une démonstration de mobilisation nationale autour de la question territoriale. Depuis, le Maroc a maintenu sa position sur le Sahara, malgré les contestations et les tensions diplomatiques. Parallèlement, le Royaume a engagé d’importants investissements dans ses provinces du Sud. Laâyoune et Dakhla illustrent cette dynamique de développement, avec des infrastructures modernisées, un meilleur accès à l’électricité et une connexion progressive aux grands axes économiques et commerciaux.
L’initiative d’autonomie au cœur de la dynamique internationale
Sous le règne du Roi Mohammed VI, le Maroc a franchi une nouvelle étape en présentant, en 2007, son initiative d’autonomie pour le Sahara sous souveraineté marocaine. Cette proposition a progressivement recueilli des soutiens diplomatiques importants, notamment aux États-Unis, en Espagne, en France et au Royaume-Uni. Plusieurs pays africains, arabes et latino-américains ont également renforcé leur présence diplomatique dans les provinces du Sud, à travers l’ouverture de consulats à Laâyoune et à Dakhla. L’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies a constitué une nouvelle étape dans cette dynamique, en plaçant l’initiative d’autonomie au centre des efforts visant une solution politique réaliste et durable. Cette évolution est également mise en avant chaque 31 octobre, à l’occasion de la Fête de l’Unité.
Dans ce contexte, la fin du mandat de la MINURSO marque un tournant dans le traitement international du dossier du Sahara. Pour Rabat, cette nouvelle séquence s’inscrit dans la continuité d’une stratégie diplomatique fondée sur la défense de la souveraineté nationale et la promotion de l’autonomie. Cinquante et un ans après la Marche verte, le Maroc continue ainsi de faire de cet épisode historique un repère majeur de son unité nationale. Son héritage demeure au cœur du discours du Royaume sur le Sahara, entre affirmation de son intégrité territoriale, consolidation des soutiens internationaux et poursuite du développement des provinces du Sud.








