Le gouvernement sud-africain hausse le ton face aux retards dans l’introduction de l’arbitrage vidéo dans le championnat national. La Fédération sud-africaine de football (SAFA), qui a reçu 20 millions de rands pour financer le projet, est sommée d’accélérer sa mise en œuvre.
La nouvelle saison du championnat sud-africain a démarré sans la VAR, contrairement à plusieurs autres pays africains. Une situation qui irrite le ministre des Sports, Gayton McKenzie, à l’origine de cette initiative annoncée dès 2024. « La VAR va arriver ! », a martelé le ministre, qui affirme avoir débloqué les fonds nécessaires depuis mars dernier. Il reproche à la SAFA de tarder à concrétiser le projet et menace de réclamer le remboursement de l’argent si la situation ne se débloque pas rapidement.
Convoquée devant une commission de l’Assemblée nationale, la fédération a expliqué que les fonds, soit 20 millions de rands, sont conservés sur un compte bancaire distinct. Selon Mxolisi Sibam, membre du comité des finances de la SAFA, le budget couvre notamment l’acquisition des équipements et la formation des arbitres. La fédération affirme avoir effectué plusieurs vérifications réglementaires avant d’engager les dépenses.
Un ultimatum a désormais été fixé. La SAFA doit transmettre au ministre, au plus tard le 9 septembre, un rapport précisant les prochaines étapes ainsi qu’un nouveau calendrier de déploiement de la VAR. Pour Gayton McKenzie, cette technologie pourrait également renforcer l’attractivité du football sud-africain et favoriser l’organisation de rencontres entre clubs locaux et grandes équipes étrangères. Le ministre a, par ailleurs, critiqué la rémunération proposée au nouvel entraîneur des Bafana Bafana, Pitso Mosimane, estimant qu’elle ne devrait pas être inférieure à celle de son prédécesseur, Hugo Broos, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI








