La chute de Zhang Youxia est désormais officielle. Sept mois après l’ouverture d’une enquête à son encontre, le vice-président de la puissante Commission militaire centrale a été démis de ses fonctions ce vendredi 28 août, selon l’agence officielle Chine nouvelle.
L’ancien numéro deux de l’armée chinoise n’est pas le seul haut responsable militaire à être écarté. Liu Zhenli, chef d’état-major interarmées, a également perdu son poste. Les deux hommes faisaient depuis janvier 2026 l’objet d’une enquête pour de « graves violations de la discipline et de la loi », une formulation couramment employée par les autorités chinoises dans les affaires de corruption.
La disgrâce de Zhang Youxia revêt toutefois une portée particulière. Vétéran de la guerre sino-vietnamienne, il comptait parmi les rares hauts gradés chinois à avoir une véritable expérience du combat. Il était surtout considéré comme un allié historique de Xi Jinping.
Son éviction illustre ainsi l’ampleur de la purge au sein de l’armée chinoise. Désormais, ni l’ancienneté, ni l’expérience, ni même une longue proximité avec le président Xi Jinping ne semblent garantir la survie politique des plus hauts responsables militaires.
Avec cette double destitution, la direction de l’Armée populaire de libération apparaît davantage remaniée. Le mouvement renforce le contrôle de Xi Jinping sur l’appareil militaire, tout en soulevant des interrogations sur la perte d’expérience au sein de la hiérarchie, alors que Pékin poursuit à marche forcée la modernisation de ses forces armées, rapporte Rfi.
Norbert MEGAN YAOVI








