Trente anciens modérateurs de Meta au Kenya ont engagé une procédure judiciaire contre le géant américain du numérique et son partenaire Sama. Ils réclament 28 millions de dollars pour des traumatismes psychologiques qu’ils attribuent à leurs anciennes missions de surveillance des contenus en ligne. Depuis 2019, ces employés basés à Nairobi examinaient des publications destinées aux utilisateurs de Facebook en Afrique subsaharienne. Ils affirment avoir été régulièrement confrontés à des contenus violents, notamment des scènes de meurtres, d’abus sexuels et d’autres formes de maltraitance.
Des anciens modérateurs revendiquent les conditions de travail
Les anciens modérateurs évoquent aujourd’hui des conséquences importantes sur leur santé mentale. Ils parlent notamment de stress post-traumatique et de dépression. Selon eux, Meta et Sama n’auraient pas mis en place un accompagnement psychologique suffisant pour les aider à gérer cette exposition quotidienne à des contenus difficiles.
Par ailleurs, les anciens employés accusent également les deux sociétés d’avoir utilisé des pratiques d’intimidation et d’avoir procédé à des licenciements abusifs après leurs réclamations.
La justice kényane examine le dossier
En 2024, la justice kényane a autorisé la poursuite de procédures contre Meta, malgré l’absence de filiale locale dans le pays. Cette décision a renforcé les recours engagés par d’anciens travailleurs du secteur de la modération numérique.
De son côté, Meta affirme imposer à ses sous-traitants des obligations strictes en matière d’accompagnement psychologique. L’entreprise assure également que les modérateurs bénéficient de conditions salariales supérieures aux standards du secteur.








