Le maire de New York, Zohran Mamdani, a reconnu mardi 21 juillet que son administration ne dispose pas de l’autorité juridique nécessaire pour arrêter le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, malgré les discussions engagées autour de l’application du mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI).
L’élu démocrate avait affirmé vouloir explorer les possibilités légales permettant à la ville de New York d’exécuter ce mandat si Benjamin Netanyahu se rendait à l’Assemblée générale des Nations unies prévue en septembre prochain. Après examen des différentes options, son administration a conclu qu’elle ne pouvait pas agir directement.
Dans un message vidéo publié sur les réseaux sociaux, Zohran Mamdani a expliqué que ses services avaient étudié « toutes les voies disponibles », avant de constater que la mairie ne possède pas « l’autorité juridique indépendante nécessaire » pour mettre en œuvre la décision de la CPI.
Le maire de New York a toutefois appelé le gouvernement fédéral américain à intervenir. Selon lui, les autorités nationales disposent des compétences nécessaires pour donner suite au mandat international.
« Le gouvernement fédéral, en revanche, en dispose », a déclaré Zohran Mamdani, encourageant Washington à collaborer avec la Cour pénale internationale afin d’assurer l’exécution de cette décision.
Cette prise de position intervient alors que la venue éventuelle de Benjamin Netanyahu aux États-Unis, dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, alimente les discussions autour de la portée des décisions de la justice internationale.
Le mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien s’inscrit dans un contexte marqué par de fortes tensions diplomatiques liées au conflit israélo-palestinien. La déclaration du maire de New York relance également le débat sur le rôle des États dans l’application des décisions prises par les juridictions internationales.
Aux États-Unis, cette question reste particulièrement sensible en raison des relations stratégiques entre Washington et Israël et de la position américaine vis-à-vis de la Cour pénale internationale.
Alors que plusieurs dirigeants mondiaux sont attendus à New York pour la prochaine Assemblée générale des Nations unies, l’appel de Zohran Mamdani place désormais la responsabilité d’une éventuelle action entre les mains du gouvernement fédéral américain.








