L’activité du Port autonome de Cotonou poursuit sa progression. Au premier semestre 2026, le trafic global de marchandises a atteint 7,79 millions de tonnes, contre 6,68 millions de tonnes à la même période en 2025, soit une hausse de 16,6 %.
Selon les données publiées en août 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, cette performance est principalement portée par la progression des exportations. Celles-ci sont passées de 2,16 millions à 2,87 millions de tonnes en un an, enregistrant une hausse de 33,3 %. Cette évolution s’explique notamment par l’augmentation de la production de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), ainsi que par l’acheminement et l’exportation du pétrole brut nigérien via les infrastructures portuaires béninoises.
Le transbordement explose
Autre indicateur en forte progression : le transbordement. Son volume est passé de 204 928 tonnes au premier semestre 2025 à 516 558 tonnes sur la même période en 2026, soit une progression de 152,1 %. Le tonnage de tare a également augmenté, atteignant 273 341 tonnes contre 219 483 tonnes un an plus tôt, soit une hausse de 24,5 %. Cette progression du transbordement renforce le rôle du Port de Cotonou dans la redistribution des marchandises vers les autres plateformes portuaires de la sous-région et dans le transit régional.
Des importations presque stables
Les importations, en revanche, évoluent peu. Leur volume s’est établi à 4,12 millions de tonnes au premier semestre 2026, contre 4,10 millions de tonnes un an auparavant. Ces performances interviennent dans un contexte de modernisation des infrastructures portuaires. Les nouveaux équipements et aménagements doivent notamment permettre au Port de Cotonou d’accueillir des navires de plus grande capacité et d’améliorer le traitement des marchandises. La progression des exportations et du transbordement contribue ainsi à renforcer l’activité du port et son positionnement dans les échanges commerciaux régionaux, rapporte Nasuba.
Norbert MEGAN YAOVI








